La chanson des Perles noires de Jackie O.

C’était quelques jours avant noël, en décembre 2014. J’écrivais les scènes qui se passent à Sands Point : deux hommes qui se tiennent compagnie dans une villa au bord de la mer, un intérieur somptueux, un feu qui crépite dans la cheminée, la neige au-dehors… Je me souviens m’être dit que je « tenais » le roman – le ton, le rythme, la sensation, c’était ça. J’ai fermé mon document à la fin de ma journée d’écriture et, complètement par hasard, suis tombé sur la célèbre chanson de Jimmy Durante. Incroyable. C’est comme si Make someone happy s’échappait de mon livre. Une infinie tendresse, une douce mélancolie, des violons pour dire qu’au fond rien n’est grave. Et cet accent juif new yorkais de Durante – juif new yorkais comme Irving, mon héros. J’avais trouvé l’hymne de mon livre. Et quand j’ai fini de l’écrire en septembre de l’année suivante, je l’écoutais encore. It’s so important to make someone happy…

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