Les gens sont les gens : à l’origine…

A Charancy, le village de Bourgogne où je passais mes étés d’enfance, il y avait, un peu à l’écart, sur une hauteur, une cabane en pierres minuscule, sordide. Les gens du coin y enfermaient un jeune cochon, qu’ils ne faisaient sortir que bien plus tard, pour le tuer et le manger. Chaque fois qu’on passait à proximité de la cabane, la pauvre bête sentait une présence et se mettait à grogner, donner des coups contre la porte. Je trouvais ça atroce. Cent fois, j’ai imaginé que je me relevais dans la nuit et que je quittais la maison de ma grand-mère pour aller le libérer… Ce que j’ai fait, à ma manière, trente ans plus tard, en y envoyant Nicole, l’héroïne de Les gens sont les gens.

La cabane en question, photographiée en 2010.

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