Les gens sont les gens : à l’origine…

A Charancy, le village de Bourgogne où je passais mes étés d’enfance, il y avait, un peu à l’écart, sur une hauteur, une cabane en pierres minuscule, sordide. Les gens du coin y enfermaient un jeune cochon, qu’ils ne faisaient sortir que bien plus tard, pour le tuer et le manger. Chaque fois qu’on passait à proximité de la cabane, la pauvre bête sentait une présence et se mettait à grogner, donner des coups contre la porte. Je trouvais ça atroce. Cent fois, j’ai imaginé que je me relevais dans la nuit et que je quittais la maison de ma grand-mère pour aller le libérer… Ce que j’ai fait, à ma manière, trente ans plus tard, en y envoyant Nicole, l’héroïne de Les gens sont les gens.

La cabane en question, photographiée en 2010.

Aujourd’hui les gens

En ce premier jour de l’année, je me sens… comment dire… je me sens très « Aujourd’hui madame » ! Bon. Pour tous ceux nés après 1982, « Aujourd’hui madame » était une émission quotidienne qui parlait des femmes. Ca ne m’intéressait pas plus que ça, mais j’aimais beaucoup la musique du générique, à la fois féminine et punchy, moderne.
Donc, se sentir « Aujourd’hui madame », ça veut dire ça
Il faut dire que, dans les dernières heures de 2012, j’ai reçu la couverture de mon nouveau roman, Les gens sont les gens, qui sort en février. Découvrir la couverture de son livre, c’est un peu comme apprendre le sexe de son enfant. Enfin, j’imagine.
La voici :