Grand Amour, Fabien en vrai

Pour écrire le personnage de Colette, je pensais à Vanessa Redgrave. Pour celui de PM, à Peter O’Toole. J’ai conservé une photo de chacun de ces acteurs sur le bureau de mon ordinateur pendant toute l’écriture du livre.

Fabien Castan, c’est une autre histoire. Il est décrit comme d’une beauté extrême, absolue, mais c’est une beauté subjective, celle que lui prête les yeux d’Agnès. Ce n’est ni un mannequin ni une star hollywoodienne. Il est beau, sexy, mais humain… possible. Tout ça, je l’ai trouvé ça chez deux joueurs de rugby qui ont posé dans le calendrier : David Skrela et Pierre Rabadan.

Skrela, c’est complètement Fabien. Ou l’inverse. D’une beauté à la fois éclatante mais normale. Il n’y pas aucune malice dans son visage : en le regardant, on a l’impression de savoir exactement ce qu’il ressent et c’est très réconfortant. C’est lui que j’ai imaginé dans la plupart des scènes de Fabien – en train de faire la chaîne à Brive aussi bien que dans la cuisine des Bonnafous. Je comprends très bien qu’une femme comme Danièle lui mette le grappin dessus, et que quelqu’un comme Agnès fasse 565 kilomètres pour le retrouver.

Rabadan est canon lui aussi, mais d’une beauté plus provocante, plus tempétueuse. Il a ce qu’en anglais on appelle des bedroom eyes. Il me fait penser à une star de cinéma des années 30.  La mélancolie de Fabien, son air songeur, c’est lui (sur les photos du calendrier, pas sur celle-ci). Tout comme il m’a inspiré le « Je donnerais tout pour toi » qu’Agnès lui déclare par télé interposée, et aussi le titre Je n’ai aimé que toi.

Enfin, l’acteur anglais Sam Worthington m’a inspiré la description de Fabien dans sa dernière apparition dans le livre : le visage plus rond, les cheveux courts qui le font ressembler à un GI. Plus posé, plus heureux peut-être. Il y a une bienveillance reposante dans le sourire de ce garçon qui se prête bien au Happily ever after…