Les perles noires de Jackie O : à l’origine…

Ce devait être en 1998. Je venais de m’installer à New York et j’ai vite réalisé que je parlais anglais comme une vache espagnole. Je me suis donc mis à lire en anglais. Le premier livre que j’ai eu sous la main (je l’avais pioché dans les bacs de Strand, le célèbre bouquiniste de la 12ème rue), c’est Music for Chameleons de Truman Capote (dont je connaissais déjà le sublime De sang-froid). Coup de coeur instantané.

MusicForChameleonsLe livre compte quelques nouvelles mais surtout six récits non-fictifs. Dans l’un d’eux, Capote raconte une après-midi passée avec Marilyn dans les rues de New York (le foulard, les lunettes, la ballade à Battery Park ). Dans un autre, il relate une journée passée avec sa femme de ménage qu’il accompagne dans sa tournée new-yorkaise. Comment ils fument des joints ensemble dans un appartement dont le propriétaire est absent… Cette histoire m’a cueilli, comme une pâquerette. Et je me souviens m’être dit qu’une femme de ménage ferait une parfaite héroïne de roman, surtout associée à une grande ville comme New York. Je ne saurais pas expliquer exactement pourquoi, il y avait là quelque chose de très séduisant…